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Editorial - 15 Novembre 2011

La nécessaire décentralisation au Sud
Mardi 15 Novembre 2011 - Jean-Louis Guigou, Délégué général d’Ipemed.

L’échec de l’autoritarisme au Sud de la Méditerranée est aussi l’échec de la centralisation. Avec la montée en puissance de la société civile, il faut à la fois déconcentrer les services de l’État et décentraliser – notamment à l’échelle régionale – afin d’aider les territoires laissés pour compte, raccourcir les circuits de la décision, responsabiliser les élus et les acteurs, et donc libérer les énergies.

La formation des élus est une autre condition de la réussite. Le débat a eu lieu en France dans les années 1976-80.

Le président de la République d’alors préconisait une longue période de formation préalable à toute décentralisation. François Mitterrand estimait au contraire que «la fonction crée l’organe». Il fallait, selon lui, décentraliser sans attendre et faire confiance au contrôle démocratique progressif qui amènerait les populations à choisir des élus de plus en plus compétents et honnêtes. Ce fut fait en 1982. En effet, les premières années connurent la confusion. Mais vingt ans après, la France s’enorgueillit d’avoir une majorité d’élus – de droite comme de gauche – de qualité. Les pays du Sud ont lancé le mouvement, avec notamment la politique de régionalisation que le roi du Maroc a préconisée et qui a été votée.

Parallèlement, il faudra très vite lancer de vraies politiques d’aménagement du territoire, appuyées sur des contrats de plan entre l’État et les régions et sur une péréquation qui mette en oeuvre la solidarité entre les territoires de la nation.

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