Entre rive nord et rive sud, il n’existe pas de réel partenariat agricole. Des coopérations productives naissantes ont bien été constituées entre les deux rives mais elles restent très insuffisantes au regard du potentiel. Sur le plan commercial, la dépendance extérieure des pays de la rive sud pour l’alimentation se situe à un niveau très élevé, impliquant de forts déficits commerciaux et une réelle insécurité alimentaire. Une part significative de ces importations provient d’autres régions du monde (les céréales notamment), aux dépens des productions de la rive nord de la Méditerranée.
Par ailleurs, l’espace rural sud méditerranéen fait face à des risques graves de déstabilisation, notamment de stress hydrique. Sur la rive sud, l’emploi agricole représente encore le tiers de l’emploi total, et fait vivre, dans le monde rural, une part encore plus importante de la population. Or la p...
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Entre rive nord et rive sud, il n’existe pas de réel partenariat agricole. Des coopérations productives naissantes ont bien été constituées entre les deux rives mais elles restent très insuffisantes au regard du potentiel. Sur le plan commercial, la dépendance extérieure des pays de la rive sud pour l’alimentation se situe à un niveau très élevé, impliquant de forts déficits commerciaux et une réelle insécurité alimentaire. Une part significative de ces importations provient d’autres régions du monde (les céréales notamment), aux dépens des productions de la rive nord de la Méditerranée.
Par ailleurs, l’espace rural sud méditerranéen fait face à des risques graves de déstabilisation, notamment de stress hydrique. Sur la rive sud, l’emploi agricole représente encore le tiers de l’emploi total, et fait vivre, dans le monde rural, une part encore plus importante de la population. Or la perspective de libéralisation des échanges agricoles dans le cadre de la zone de libre échange, se traduira par une déprise agricole d’ampleur, compte tenu du différentiel considérable de productivité entre les deux rives. Cette libéralisation doit être accompagnée de mesures de renforcement des activités dans cet espace rural, afin de prévenir un exode que ni les villes du Sud ni les migrations internationales ne peuvent soutenir.
Offre :
- Soutenir la modernisation de l’offre au sud et développer une coopération pour renforcer les compétences techniques et managériales (capacité d’organisation des entreprises et des filières)
- Soutenir l’organisation de filières intégrées courtes respectant les impératifs du développement durable
Marchés :
- valoriser la spécificité régionale sur la base d’une identification d’origine contrôlée : développement des indications géographiques pour mieux vendre les produites du terroir
- Etablir des règles communes pour favoriser les échanges en unifiant les normes sanitaires et environnementales, afin de constituer des organisations euro-méditerranéennes intégrées des échanges
Territoire rural :
- financer des politiques de développement rural communes à l’ensemble de la zone sur le modèle de celles programmées par l’UE dans le cadre du FEDER pour la période 2007-2013
- créer au Sud un programme cofinancé de développement rural durable
Offre :
- Soutenir la modernisation de l’offre au sud et développer une coopération pour renforcer les compétences techniques et managériales (capacité d’organisation des entreprises et des filières)
- Soutenir l’organisation de filières intégrées courtes respectant les impératifs du développement durable
Marchés :
- valoriser la spécificité régionale sur la base d’une identification d’origine contrôlée : développement des indications géographiques pour mieux vendre les produites du terroir
- Etablir des règles communes pour favoriser les échanges en unifiant les normes sanitaires et environnementales, afin de constituer des organisations euro-méditerranéennes intégrées des échanges
Territoire rural :
- financer des politiques de développement rural communes à l’ensemble de la zone sur le modèle de celles programmées par l’UE dans le cadre du FEDER pour la période 2007-2013
- créer au Sud un programme cofinancé de développement rural durable
Méthodologie du projet, présentation du groupe de travail, chronologie du projet.
1 - constitution du groupe de travail agricole en partenariat avec le CIHEAM afin d’examiner les différentes préconisations
2 - organisation de réunions pour valider les hypothèses et les propositions
Méthodologie du projet, présentation du groupe de travail, chronologie du projet.
1 - constitution du groupe de travail agricole en partenariat avec le CIHEAM afin d’examiner les différentes préconisations
2 - organisation de réunions pour valider les hypothèses et les propositions
Le coût de la non-intégration euro-méditerranéenne dans les secteurs agricoles et agroalimentaires
En 2008, la facture des importations agricoles et alimentaires des PSEM (10 pays du sud et de l’est de la Méditerranée) a atteint le chiffre abyssal de plus de 57 milliards USD, soit près de 3 fois le montant de l’année 2000. Trois pays, la Turquie, l’Égypte et l’Algérie, ont alors dépensé sur le marché international 9 milliards USD ou plus pour nourrir leurs populations.
En 2011, la volatilité extrême des cours des denrées alimentaires fera de nouveau exploser la facture qui dépassera très probablement les 60 milliards USD.
L’insécurité alimentaire ne fait malheureusement que s’amplifier dans la région et constitue l’un des facteurs de la crise politique sans précédent que traversent les PSEM. La sortie de crise pour tous les gouvernements passe par l’établissement d’une nouvelle sécurité alimentaire quantitative et qualitative basée sur l’estimation des coûts/avantages économiques...
Dynamique des ressources en terres, en eau et en semences dans l’agriculture méditerranéenne
La population des 10 pays du sud et de l’est de la Méditerranée non membres de l’UE s’élève en 2010 à 290 millions d’habitants. Dans une génération, en 2030, viendront s’y ajouter environ 75 millions de personnes, majoritairement des jeunes. Un des défis majeurs à cet horizon sera de maitriser la question essentielle de la sécurité alimentaire, en termes de santé publique, mais aussi de stabilité politique.
Par ailleurs, l’agriculture méditerranéenne est soumise à de fortes contraintes : pression foncière, déficit hydrique, gap technologique. Les ressources en facteur de production pour améliorer la sécurité alimentaire sont donc rares. Les PSEM, ont un impératif d’optimisation des ressources naturelles (terre et eau) et d’amélioration des intrants de l’agrofourniture (semences, fertilisation, équipements), au sein de nouveaux itinéraires de production intégrant les contraintes du réc...
Professeur émérite Montpellier SupAgro, UMR 1110 Moisa
Jean-Louis RASTOIN est ingénieur agronome, docteur en sciences économiques et agrégé de sciences de gestion, Jean-Louis Rastoin enseigne l’économie et la gestion des entreprises à Montpellier SupAgro. Fondateur et directeur de l’unité mixte de recherche Ciheam-Iamm/Cirad/Inra/IRD/Montpellier SupAgro, il a été conseiller auprès du ministère de l’Agriculture du Brésil, ainsi que responsable du Plan à Renault agriculture SA. Il a présidé durant six ans l’Association internationale d’économie alimentaire et agroindustrielle (AIEA2). Il est correspondant national de l’Académie d’agriculture de France.

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