Le Bassin Méditerranéen présente la caractéristique de réunir plusieurs pays qui offrent un mix énergétique régional très diversifié : importantes ressources en énergie fossile, énergie nucléaire, potentiel important dans les énergies renouvelables et notamment dans l’énergie solaire. En outre, ces différentes ressources naturelles et filières de production d’énergie se répartissent en ensembles géographiques cohérents. On observe d’une part, la présence importante de ressources en énergies fossiles sur la rive sud de la Méditerranée avec un potentiel d’énergie solaire à développer. D’autre part, les pays de la rive nord disposent de la maîtrise du nucléaire civil et de territoires favorables au développement de l’éolien. Ainsi, certaines complémentarités en matière d’offre énergétique pourraient être mieux exploitées entre les pays de la rive sud et nord de la Méditerranée.
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Le Bassin Méditerranéen présente la caractéristique de réunir plusieurs pays qui offrent un mix énergétique régional très diversifié : importantes ressources en énergie fossile, énergie nucléaire, potentiel important dans les énergies renouvelables et notamment dans l’énergie solaire. En outre, ces différentes ressources naturelles et filières de production d’énergie se répartissent en ensembles géographiques cohérents. On observe d’une part, la présence importante de ressources en énergies fossiles sur la rive sud de la Méditerranée avec un potentiel d’énergie solaire à développer. D’autre part, les pays de la rive nord disposent de la maîtrise du nucléaire civil et de territoires favorables au développement de l’éolien. Ainsi, certaines complémentarités en matière d’offre énergétique pourraient être mieux exploitées entre les pays de la rive sud et nord de la Méditerranée.
Cependant, les échanges commerciaux d’énergie entre les pays des deux rives de la Méditerranée se sont jusqu’ici limités à leurs seuls aspects mercantiles. Les pays du nord de la Méditerranée importent l’équivalent de 90% des exportations en gaz naturel et 50 % des exportations en pétrole des pays producteurs de la rive sud (Algérie, Libye) sans générer de valeur ajoutée locale. En contrepartie, ces derniers ont bâti leur économie nationale sur la rente d’énergies fossiles sans favoriser la mise en place de conditions privilégiées d’un marché régional. Il apparaît dès lors nécessaire de ne plus appréhender l’énergie en Méditerranée dans une seule logique d’exploitation des ressources primaires.
Pour concrétiser des partenariats durables dans le secteur de l’énergie, des démarches communes doivent enfin être entreprises dans les domaines de l’efficacité énergétique, de la réduction des émissions de CO2, des échanges techniques… La formation et la Recherche & développement jouent dès lors un rôle primordial. L’identification des besoins actuels et futurs en formation, la reconnaissance commune de ces formations, le développement de la recherche au nord comme au sud, et le transfert de technologies, demeurent incontournables pour s’orienter vers un projet régional.
La voie d’un partenariat énergétique entre les pays méditerranéens doit dès lors être privilégiée.
Travaux :
- « Méditerranée 2030 » - Energie - définition de scenarii prospectifs avec l’OME (Décembre 2011)
- Contrainte Carbone en Méditerranée (1er volet de l'étude - 2010-2011)
- La boucle électrique et le marché euro-méditerranéen de l’électricité (septembre 2010)- Le défi énergétique en Méditerranée (avril 2010)
- Energies Renouvelables en Méditerranée (mars 2010)
- Institut Méditerranéen des Sciences Techniques de l’Energie et de l’Eau - IMESTENE (2008-2009)
- L’Energie en Méditerranée : situation, perspectives, contraintes et enjeux (2008)
- Institut Méditerranéen de formation sur l’Energie (mars 2008)
Production/consommation :
- ouvrir le mix énergétique des pays du bassin méditerranéen aux énergies non carbonées
- définir des objectifs d’économies d’énergie et de réduction d’émissions de gaz à effet de serre pour l’ensemble des pays de la région
Opérateurs/Réseaux :
- faire des opérateurs les acteurs de l’intégration énergétique régionale, en augmentant les moyens de l’Observatoire Méditerranéen de l’Energie et en finançant une grande manifestation euro-méditerranéenne annuelle associant les décideurs publics et privés de l’énergie - Favoriser l’action des réseaux euro-méditerranéens des agences de maîtrise de l’énergie, des régulateurs et des électriciens
Echanges commerciaux/partenariats :
- maintenir des accords de long terme pour l’achat d’énergie (gazière en particulier) entre les pays de l’UPM, avec des dispositifs de garantie des livraisons
- sécuriser les investissements dans...
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Production/consommation :
- ouvrir le mix énergétique des pays du bassin méditerranéen aux énergies non carbonées
- définir des objectifs d’économies d’énergie et de réduction d’émissions de gaz à effet de serre pour l’ensemble des pays de la région
Opérateurs/Réseaux :
- faire des opérateurs les acteurs de l’intégration énergétique régionale, en augmentant les moyens de l’Observatoire Méditerranéen de l’Energie et en finançant une grande manifestation euro-méditerranéenne annuelle associant les décideurs publics et privés de l’énergie - Favoriser l’action des réseaux euro-méditerranéens des agences de maîtrise de l’énergie, des régulateurs et des électriciens
Echanges commerciaux/partenariats :
- maintenir des accords de long terme pour l’achat d’énergie (gazière en particulier) entre les pays de l’UPM, avec des dispositifs de garantie des livraisons
- sécuriser les investissements dans les PSEM et faciliter les accords de participation entre pays de la région, notamment afin d’accélérer le Plan Solaire Méditerranéen
Formation :
- créer un réseau euro-méditerranéen de transfert de savoir-faire dans l’énergie et le carrefour eau-énergie (Institut Méditerranéen des Sciences et Techniques de l’Energie et de l’Eau)
Gouvernance :
- Association des PSEM aux réflexions stratégiques européennes dès l’amont des discussions
- Mise en place d’une structure de gouvernance commune : Communauté Euro-Méditerranéenne de l’Energie
Vers une Communauté Euro-Méditerranéenne de l’Energie (CEME)
Contrairement à d’autres secteurs économiques, la plupart des pays de la rive sud disposent de ressources naturelles, de potentiel énergétique et d’expertise technique qui leur offrent la possibilité de s’engager dans des projets régionaux de grande envergure dont ils pourraient tirer profit sur le long terme. Toutefois, l’importance des enjeux énergétiques régionaux impose de redéfinir le cadre des échanges commerciaux dans ce domaine. La voie du partenariat entre les deux rives de la Méditerranée dans le secteur de l’énergie apparaît de plus en plus évidente. C’est dans cet esprit qu’est né le projet d'étude d’une Communauté Euro méditerranéenne de l’Energie.
Contrainte Carbone en Méditerranée
Les pays de l’Union Européenne se sont fixé l’objectif collectif de réduction de leurs émissions de CO2 de 8% en 2012 par rapport à 1990, et ont imposé un dispositif contraignant à leurs secteurs industriels intensifs en énergie (Secteur énergétique, industrie minérale, production et transformation de métaux ferreux, production de pâte à papier…). Ce dispositif ne s’applique pas aux pays du Sud et de l’Est de la Méditerranée qui ne font pas partie de la liste des pays ayant historiquement contribué à l’augmentation mondiale des gaz à effet de serre. Dès lors, seules les entreprises de la rive nord apparaissent actuellement concernées par les effets de la contrainte carbone. Néanmoins, les ambitions de l’Europe de réduire sa consommation énergétique tout en développant sa production d’électricité non carbonée, l’extension du système de quotas européens d’émissions à des secteurs d’acti...
Pôles de compétitivité spécialisés dans l’énergie en Méditerranée
Un véritable partenariat énergétique entre le Nord et le Sud de la Méditerranée nécessite d’être assorti d’un vaste volet régional de formation et de développement dans la recherche, réunissant des industriels, des instituts de formation et des laboratoires. Le recours croissant à des technologies innovantes, le développement de grands projets régionaux d’infrastructure énergétique et les contraintes économiques inhérentes à la mise en œuvre de nouveaux procédés technologiques, incitent les centres de recherches et les industriels à mutualiser leurs compétences sur des projets en se réunissant en cluster ou pôles de compétitivité. La multiplication actuelle de centres de formations et de pôles de compétitivité dans la région constituent des axes de développement essentiels pour répondre aux enjeux énergétiques de demain....
Économiste, maitre de conférences à l’Université de Versailles, est expert en énergie et développement durable
Il est Directeur de l’IUT de Mantes en Yvelines, Université de Versailles, Directeur du Master Analyse Économique et Gestion des Risques (AEGR), Président de l’Université Méditerranéenne d’Eté (Meditep), Vice-président de l’association euro-med de maîtrise des risques, Membre élu du conseil scientifique de l’UVSQ, Membre du conseil scientifique du LEF (Institut Francophone de l’Energie) et Membre fondateur de l’Association Global Chance.

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