Une plus grande mobilité euro-méditerranéenne

Les hommes circulent bien moins facilement que les marchandises ou les capitaux. La Méditerranée ne déroge pas à la règle, en dépit des progrès d’une mobilité qui est de plus en plus multiforme, associant motifs professionnels, familiaux et de loisir. Mais la région est loin de la circulation dont elle aurait besoin pour que l’intégration « en profondeur », à laquelle IPEMED travaille, se traduise dans les faits.
Une plus grande mobilité peut être une solution pour faciliter les ajustements sur des marchés de travail, très fragmentés, de part et d’autre de la Méditerranée. Cela permettrait, entre autres, de pallier aux manques de main d’œuvre structurelle recensées notamment au Nord de la Méditerranée et pour faire baisser les taux de chômage élevés notamment des jeunes et des diplômés du Sud.
Une autre raison appelle à davantage de mobilité. Elle est politique. Parler d’intégration « en profondeur » ou d’Union pour la Méditerranée n’est pas envisageable sans une fluidité accrue des mobilités des personnes dans la région.

Les objectifs de la réflexion que l’IPEMED mène dans cette thématique sont :
- d’informer sur la réalité de la situation et encourager une plus grande mobilité;
- d’analyser et mieux comprendre le phénomène de la mobilité et de la migration dans la région ;
- passer d’une vision administrative des migrations à une vision économique des mobilités.