Méditerranée 2030 : pour une vision commune de l’avenir
En avril 2009, IPEMED a engagé, en partenariat avec les organismes d’étude euro-méditerranéens (CARIM, CIHEAM, FEMISE, OME), un vaste processus de prospective qui a pour but d’associer, au sein du consortium « Méditerranée 2030 », des instituts de prospective publics et privés du pourtour méditerranéen en vue d’élaborer une vision commune de la Méditerranée en 2030.
Il s’agit d’une démarche scientifique et économique : élaborer des diagnostics et des projections partagés à l’échelle de la région dans les domaines de l’énergie, de l’agriculture, de l’eau, de l’environnement, de la démographie et des migrations. Mais surtout, d’une démarche politique et pédagogique : faire naître des collaborations sur le long terme entre les responsables en charge de la prospective, diffuser la méthodologie de la prospective au sein de la région et être un outil d’aide à la décision.
Aujourd’hui, le consortium « Méditerranée 2030 » associe régulièrement plus d’une trentaine d’organismes issus d’une quinzaine des pays du bassin méditerranéen.
Etablir une vision partagée de la Méditerranée et tracer un futur possible
A l'heure des révolutions arabes et de la crise de la zone euro, la Méditerranée est soumise à des grandes incertitudes sur son avenir, tant sur le rythme des évolutions anticipées que sur le rôle de l’intégration régionale et du volontarisme politique pour y faire face. Pourtant, un riche tissu des relations économiques, institutionnelles et humaines continue de se développer tous les jours dans cette région en devenir, nous invitant à nous interroger sur son avenir.
Structurellement, l’intégration méditerranéenne est d’ampleur très variable selon les pays et les sous-régions qui composent cet ensemble. Face à cette hétérogénéité, la Méditerranée est en devenir et fait l’objet d’un investissement politique et privé. Les motivations sont variées, économiques, politiques, citoyennes, sociales,... ![]()
Etablir une vision partagée de la Méditerranée et tracer un futur possible
A l'heure des révolutions arabes et de la crise de la zone euro, la Méditerranée est soumise à des grandes incertitudes sur son avenir, tant sur le rythme des évolutions anticipées que sur le rôle de l’intégration régionale et du volontarisme politique pour y faire face. Pourtant, un riche tissu des relations économiques, institutionnelles et humaines continue de se développer tous les jours dans cette région en devenir, nous invitant à nous interroger sur son avenir.
Structurellement, l’intégration méditerranéenne est d’ampleur très variable selon les pays et les sous-régions qui composent cet ensemble. Face à cette hétérogénéité, la Méditerranée est en devenir et fait l’objet d’un investissement politique et privé. Les motivations sont variées, économiques, politiques, citoyennes, sociales, écologiques, culturelles, une variété à l’image des enjeux, des pays et des populations qui la composent. Mais ces initiatives tendent toutes à tisser plus fortement ce que l’histoire a fait et défait, à accélérer les dynamiques de revenu de la région, à accroître enfin sa place face aux grands blocs économiques mondiaux.
Pourtant, jusqu’à présent, la Méditerranée n’a pas été pensée comme une entité et il n’existe guère de vision d’avenir associée à cette région. Si nombre de pays riverains du bassin ont élaboré une vision prospective nationale (Maroc 2030, Tunisie 2030, Mauritanie Vision 2030, France 2025, Egypte 2030, Jordan Vision 2020, prospective territoriale espagnole, planification stratégique grecque, etc.), ces exercices sont bien naturellement tournés vers leur propre avenir, et l’insertion dans leur environnement régional est d’abord appréhendée par leur proximité immédiate (Maghreb pour Maroc 2030 par exemple, Europe pour France 2025). Par conséquent, la Méditerranée est rarement envisagée d’emblée, ni même comme un tout cohérent. Dès lors, une prospective de ce que devrait et pourrait être cet ensemble régional plus intégré apparaît nécessaire pour envisager un avenir commun. Cette vision doit vérifier si les tendances lourdes et les points de rupture sont des éléments de convergence ou de divergence. Elle se doit d’être surtout partagée par l’ensemble des pays qui « font » la Méditerranée et associer les expertises nationales. Elle mérite également d’être pluridisciplinaire pour envisager les enjeux de long terme dans tous les domaines et leurs interactions systémiques, pour croiser les regards.
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Après deux ans de réflexion commune, les membres du consortium ont conjointement identifié des complémentarités évidentes entre les pays de la région (des valeurs, des forces vives, des dotations naturelles mais également dans la production des biens et services) et des défis auxquels les pays individuellement ne pourront pas répondre (insuffisance d’emplois adaptés, changement climatique et préservation des ressources naturelles, crises alimentaires, migration). Ensuite, plusieurs scenarios, à l’horizon 2030, ont été dessinés.
L’avenir méditerranéen est confronté à plusieurs menaces. Une insertion disparate des pays dans l’économie mondiale, créant des divergences entre économies de la région (scénario des « divergences méditerranéennes »), ou un scénario davantage assombri par la crise de 2008, amenant une convergence par le bas et une marginalisation des pays... ![]()
Après deux ans de réflexion commune, les membres du consortium ont conjointement identifié des complémentarités évidentes entre les pays de la région (des valeurs, des forces vives, des dotations naturelles mais également dans la production des biens et services) et des défis auxquels les pays individuellement ne pourront pas répondre (insuffisance d’emplois adaptés, changement climatique et préservation des ressources naturelles, crises alimentaires, migration). Ensuite, plusieurs scenarios, à l’horizon 2030, ont été dessinés.
L’avenir méditerranéen est confronté à plusieurs menaces. Une insertion disparate des pays dans l’économie mondiale, créant des divergences entre économies de la région (scénario des « divergences méditerranéennes »), ou un scénario davantage assombri par la crise de 2008, amenant une convergence par le bas et une marginalisation des pays méditerranéens fragilisés par la crise des dettes souveraines au Nord et par une transition heurtée au Sud (scénario de « crise de la Méditerranée »), sont vraisemblables et ne seraient pas favorables à une intégration régionale.
Mais un autre destin est également possible, celui dessiné dans le scenario de la « convergence méditerranéenne ». Sous réserve d’une action politique forte, volontariste et partagée par tous les pays riverains, une convergence méditerranéenne, couplée à une croissance globalement plus forte et riche en emplois, peut-être envisagée. Pour cela, il est nécessaire d’encourager une redistribution géographique de la production, le partage de la valeur ajoutée, la valorisation des complémentarités, une plus grande redistribution des richesses et une harmonisation des normes dans un système régionalement intégré, jouissant des quatre libertés mises en place par l’Union européenne (circulation des biens, des capitaux, des services et des personnes).
Mais ce scénario de convergence pourrait être emmené non pas par une volonté européenne plus marquée mais par une nouvelle dynamique économique au Sud qui pourrait prendre deux formes : avoir un effet d’entraînement sur les économies des États membres de l’UE et vraisemblablement encourager leur volontarisme politique à l’égard de la région ou provoquer un éloignement relatif entre une rive sud intégrée, d’un côté, et l’Union européenne, de l’autre. Ce scénario, peu probable fin 2010, gagne en probabilité à la faveur des révolutions arabes.
Pour parvenir au scénario de convergence régionale qu’IPEMED appelle de ses vœux, neuf recommandations pour un « écosystème » méditerranéen ont été élaborées :
1. Investir dans le capital humain en favorisant la mobilité (autoriser la migration temporaire pour des services contractualisés et des projets cofinancés par l’UpM) et la qualification des personnes (création d’un socle de base commun ; réseau euro-méditerranéen de formation professionnelle et de reconnaissance-accréditation des compétences et des diplômes, ErasmusMed,…).
2. Accélérer les transferts de savoirs, de compétences et de technologies i) en favorisant l’émergence de « pôles de compétitivité » (clusters) et de recherche euro-méditerranéens sur des secteurs porteurs ou riches en emplois (technologies de l’information et de la communication pour les services, techniques agricoles et d’efficacité énergétique, etc.) ; ii) en resserrant les arbitrages de localisation sur une base régionale : de ce point de vue, la mise en place d’un système de préférences régionales allant au-delà du libre-échange et fondée sur des critères de qualité sociale, sanitaire et environnementale contribuerait à accélérer les transferts de capitaux et de savoir-faire.
3. Créer un espace institutionnel commun accompagné de transferts financiers, un statut avancé bénéficiant de fonds s’inspirant de la philosophe de l’adhésion au marché intérieur (signifiant l’établissement progressif des quatre libertés de circulation des biens, des capitaux, des services et des personnes), et approfondir les discussions sur le processus d’adhésion des pays candidats à l’Union européenne.
4. Engager un processus de certification méditerranéenne couvrant les services et l’agriculture dans un premier temps, avec un label méditerranéen garantissant une qualité sanitaire (mise en place d’une agence sanitaire) et environnementale en matière agricole et un niveau de compétence et de qualité pour les prestations de services.
5. Sélectionner les projets de l’UpM (cofinancement) sur leur potentiel de création d’emploi et/ou de sobriété énergétique.
6. Créer un fonds méditerranéen environnemental visant, d’une part, à renforcer la capacité d’adaptation au changement climatique des pays sud et est méditerranéens et des Balkans, d’autre part, à financer les projets d’infrastructures de transport d’énergies renouvelables et de transport collectif alternatif au mode routier, les projets de développement propre réduisant les gaz à effet de serre, les projets de rationalisation de la demande en eau et d’efficacité énergétique en particulier dans le bâtiment.
7. Mettre en place une banque méditerranéenne d’investissement, fondée sur les mêmes principes que la BEI, et conçue pour favoriser le financement des PME, acteurs clés en matière de création de richesse et d’emploi.
8. Intensifier les réseaux de transports au Sud de la méditerranée en vue de favoriser la fluidité des échanges commerciaux Sud-Sud, avec une attention particulière au transport multimodal permettant une meilleure optimisation du coût de la logistique.
9. Élaborer une politique commune de sécurité alimentaire (dispositifs mutualisés d’assurance des risques agricoles, constitution de stocks de sécurité et élaboration de mécanismes d’intervention d’urgence) et de développement rural (infrastructures matérielles et immatérielles des filières, formations managériales et technologiques).
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2012 : Valorisation de la réflexion du consortium « Méditerranée 2030 » et de la nouvelle publication et lancement de deux nouveaux chantiers de réflexion autour de la diversification (et notamment des services) dans les PSEM et la Turquie et l’intérêt des régulations supranationales.
9 décembre 2011 : Grand débat à Paris « La Méditerranée en 2030. Quelles propositions pour une meilleure convergence ? » et présentation des résultats de la réflexion du consortium « Méditerranée 2030 ».
Septembre – octobre 2011 : Rédaction du rapport final « Demain, la Méditerranée. Scénarios et projections à 2030 ».
17 mars 2011 : Réunion plénière à Paris - Transition politique dans les pays arabes et son impact dans les scenarios de croissance.
9 décembre 2010 : Réunion modélisation.
16 et 17 septembre 2010 : Participation à la réunion du groupe d’experts de la Commission européenne... ![]()
2012 : Valorisation de la réflexion du consortium « Méditerranée 2030 » et de la nouvelle publication et lancement de deux nouveaux chantiers de réflexion autour de la diversification (et notamment des services) dans les PSEM et la Turquie et l’intérêt des régulations supranationales.
9 décembre 2011 : Grand débat à Paris « La Méditerranée en 2030. Quelles propositions pour une meilleure convergence ? » et présentation des résultats de la réflexion du consortium « Méditerranée 2030 ».
Septembre – octobre 2011 : Rédaction du rapport final « Demain, la Méditerranée. Scénarios et projections à 2030 ».
17 mars 2011 : Réunion plénière à Paris - Transition politique dans les pays arabes et son impact dans les scenarios de croissance.
9 décembre 2010 : Réunion modélisation.
16 et 17 septembre 2010 : Participation à la réunion du groupe d’experts de la Commission européenne « Prospective sur les enjeux de long terme de la région méditerranéenne » à Istanbul.
15 aout 2010 : Rédaction du rapport du groupe de travail « valeurs communes en Méditerranée ».
25 et 26 mai 2010 : Les Entretiens de la Méditerranée organisés à Tunis « Pour une vision commune de la Méditerranée : stratégie, projets, financement » consacrent la session d’ouverture à l’avenir de la région.
25 et 26 mars 2010 : Réunion plénière de haut niveau au Centre ministériel des conférences du MAEE, à Paris - présentation des scénarios régionaux.
11 et 12 mars 2010 : Participation à la réunion du groupe d’experts de la Commission européenne « Prospective sur les enjeux de long terme de la région méditerranéenne » à Rabat.
9 mars 2010 : Rédaction des rapports sectoriels intermédiaires (migration, emploi, énergie, agriculture).
24 février 2010 : Réunion sur les valeurs communes en Méditerranée à Rabat.
17 février 2010 : Réunion plénière technique à Paris - les prospectives sectorielles (migration, emploi, énergie, agriculture).
28 janvier 2010 : Réunion modélisation à l’OME.
20 et 21 novembre 2009 : Séminaire de prospective sur l’emploi à Tunis
25-27 juin 2009 : Séminaire de travail - début des travaux pratiques.
21 avril 2009 : Réunion de lancement - déroulement et éléments de discussion méthodologique.
Mars – avril 2009 : Rapport « Méditerranée 2030 » - Rédaction d’un rapport « martyr », rassemblant et synthétisant les données existantes en Méditerranée dans un tout cohérent, pour lancer le débat.
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La Méditerranée s’envisage non seulement par le degré d’interrelations entre les États qui la bordent et avec le reste du monde, mais aussi par les grands enjeux auxquels elle est confrontée. De ce point de vue, il a semblé indispensable de décliner thématiquement la prospective méditerranéenne, sachant qu’une approche thématique courrait le risque d’être difficile à réconcilier dans des scénarios globaux. Dans le cadre de ce projet, quatre thématiques transversales ont été privilégiées : la sécurité alimentaire et l’agriculture, l’emploi et le capital humain, la mobilité et les migrations ainsi que l’énergie et le changement climatique. Elles ont été, ensuite, integrées dans les scénarios régionaux esquissés au cours du projet.
L’emploi et le capital humain :
Prospective sectorielle pilotée par Frédéric Blanc, Secrétaire général du FEMISE.
L’objectif de cette réflexion est, d’une... ![]()
La Méditerranée s’envisage non seulement par le degré d’interrelations entre les États qui la bordent et avec le reste du monde, mais aussi par les grands enjeux auxquels elle est confrontée. De ce point de vue, il a semblé indispensable de décliner thématiquement la prospective méditerranéenne, sachant qu’une approche thématique courrait le risque d’être difficile à réconcilier dans des scénarios globaux. Dans le cadre de ce projet, quatre thématiques transversales ont été privilégiées : la sécurité alimentaire et l’agriculture, l’emploi et le capital humain, la mobilité et les migrations ainsi que l’énergie et le changement climatique. Elles ont été, ensuite, integrées dans les scénarios régionaux esquissés au cours du projet.
L’emploi et le capital humain :
Prospective sectorielle pilotée par Frédéric Blanc, Secrétaire général du FEMISE.
L’objectif de cette réflexion est, d’une part, d’étudier l’évolution du capital humain en Méditerranée à l’horizon 2030 en tenant compte des évolutions passées et, d’autre part, d’établir des perspectives chiffrées de l’emploi et du chômage, de formation initiale et continue du capital humain ainsi que leur adéquation aux besoins de l’économie et leur participation à une croissance potentielle plus élevée. Enfin, des enseignements sont tirés en termes de l’évolution de la productivité des pays du sud et de l’est de la Méditerranée à l’horizon 2030.
Population, mobilité et migrations :
Prospective sectorielle pilotée par M Philippe Fargues, Directeur du CARIM, en collaboration avec M Hervé Le Bras, Directeur d’études à l’INED et enseignant à EHESS.
L’objectif de cette réflexion est, d’une part, de mieux faire connaître les phénomènes migratoires en Méditerranée et notamment la migration circulaire et, d’autre part, d’établir les perspectives chiffrées de la migration et de la mobilité en Méditerranée à l’horizon de 2030, en tenant compte des contraintes démographiques, de la modification des profils migratoires mais aussi des incertitudes géopolitiques et des politiques migratoires. Les implications de ces évolutions sur les marchés du travail, au Nord et au Sud, ainsi que sur le volume et l’affectation des transferts de migrants sont également analysées.
Energie et changement climatique :
Prospective sectorielle pilotée par Mme Houda Allal, Directrice stratégie à l’OME.
Cette réflexion tient compte des effets des dégradations environnementales (changement climatique notamment), de la croissance économique et démographique, de la modification des modes de vie consécutive à l’augmentation du revenu. L’OME s’est attaché également à établir les perspectives chiffrées de la production et de la demande énergétique en Méditerranée à l’horizon de 2030, ainsi qu’à identifier les implications en termes de sécurité des approvisionnements (en tenant compte des évolutions internationales en particulier sur la formation des prix) et les conséquences de ces évolutions sur l’activité économique, les revenus et l’emploi.
La sécurité alimentaire et l’agriculture :
Prospective sectorielle pilotée par M Vincent Dollé, Directeur de l’IAMM, membre du réseau CIHEAM.
La réflexion prete une attention particulière aux questions de changement climatique, à l’analyse de son impact potentiel sur l’agriculture, mais également aux questions de santé, de nutrition et de développement économique.
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Dans le cadre du projet « Méditerranée 2030 », trois groupes de travail thématiques ont été créés. Ils sont consacrés aux valeurs communes en Méditerranée, aux modèles d’intégration régionale et à la quantification et à la modélisation des scénarios régionaux.
Les valeurs communes en Méditerranée :
Ce groupe de travail est piloté par Pierre Beckouche (IPEMED) et a rendu un rapport (consultable sur ce site) sur le sujet en septembre 2010.
Les membres du consortium « Méditerranée 2030 » ses sont posées la question suivante : au nom de quelles valeurs devrions-nous faire le choix d’une intégration euro-méditerranéenne ? Pour répondre à ce délicat croisement d’approches économique et culturelle, ce groupe de travail a été constitué. Sa première tâche a consisté à différencier trois notions différentes : la notion de valeur, notion complexe qui ne doit surtout pas être limitée à la... ![]()
Dans le cadre du projet « Méditerranée 2030 », trois groupes de travail thématiques ont été créés. Ils sont consacrés aux valeurs communes en Méditerranée, aux modèles d’intégration régionale et à la quantification et à la modélisation des scénarios régionaux.
Les valeurs communes en Méditerranée :
Ce groupe de travail est piloté par Pierre Beckouche (IPEMED) et a rendu un rapport (consultable sur ce site) sur le sujet en septembre 2010.
Les membres du consortium « Méditerranée 2030 » ses sont posées la question suivante : au nom de quelles valeurs devrions-nous faire le choix d’une intégration euro-méditerranéenne ? Pour répondre à ce délicat croisement d’approches économique et culturelle, ce groupe de travail a été constitué. Sa première tâche a consisté à différencier trois notions différentes : la notion de valeur, notion complexe qui ne doit surtout pas être limitée à la religion, ni élargie à un ensemble trop disparate de comportements, la notion de « préférences collectives » et la notion de « vecteurs de mobilisation ». Identifier les valeurs qui fondent une région commune ou les préférences qui définissent son projet est une chose ; les mettre en mouvement en est une autre. Dans vingt ans y aura-t-il une valeur pour la défense de laquelle les populations, dans toute la région, descendront dans la rue si elle devait être remise en cause ? Voila le fil rouge qui a orienté cette réflexion.
Étant donné l’absence d’études prospectives sur les valeurs, ce groupe de travail s’est attaché à décrire les principales évolutions rétrospectives des valeurs individuelles et collectives en Méditerranée à partir des enquêtes et des études disponibles et à identifier ce que seraient les préférences collectives dans la région.
Modèles d’intégration régionale en Méditerranée :
Groupe de travail piloté par Cécile Jolly, analyste (CAS).
Après avoir identifié les différents modèles d’intégration régionaux disponibles et analysé les visions d’une Méditerranée intégrée qui sous-tendent les scénarios positifs des prospectives thématiques, le groupe de travail s’attaché à proposer des scénarios d’intégration régionale de fait ou de droit.
Dans cette perspective, le groupe détermine les facteurs endogènes et exogènes à la région qui vont se révéler décisifs et analyse les ruptures possibles en tentant de tracer des trajectoires selon les scénarios envisagés (étapes). Il décline ensuite les thématiques sectorielles en fonction des scénarios globaux définis collectivement.
La modélisation des scenarios régionaux :
Groupe de travail a compté avec la collaboration de Mohamed Ali Marouani (Université de Paris 1).
Une étude prospective intégrant des dynamiques sectorielles, particulièrement sensibles au regard des économies considérées et anticipant un renforcement des processus d’intégration régionale, doit se donner les moyens de quantifier les résultats des scénarios envisagés. Après avoir analysé les modélisations existantes pour la région méditerranéennes, le groupe de travail s’attache à étudier la faisabilité technique mais aussi institutionnelle d’une modélisation régionale, en s’intéressant à la possibilité d’une base de données commune, a priori plutôt un outil régional avec des contributions nationales, ainsi qu’à la construction d’un tableau entrées-sorties régional.
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Aujourd’hui, le consortium « Méditerranée 2030 » associe régulièrement plus d’une trentaine d’organismes issus d’une quinzaine des pays du bassin méditerranéen. Parmi les organisations activement engagées dans cette réflexion, nous pouvons citer :
Albanian Council on Foreign Relations (Albanie)
Arab Reform Initiative
Bureau de l’information et de la planification du Ministère des affaires étrangères (Bosnie - Herzégovine)
Centre d’Analyse Stratégique (France)
Centre d’Etudes Appliquées et de Prospective (Algérie)
Centre for future studies (Egypte)
Centre for Mediterranean Middle East and Islamic studies – Université du Péloponnèse (Grèce)
Centre Mauritanien d’Analyse des Politiques (Mauritanie)
CeSPi, Centro Studi di Politica Internazionale (Italie)
Commissariat Général à la Planification et à la Prospective (Algérie)
Euro Mediteranski Forum (EMEF) (Croatie)
École des Hautes Etudes en Sciences Sociales (France)
Haut Commissariat au Plan (Maroc)
IEMed (Espagne)
Institut Royal des Études Stratégiques (Maroc)
Institut Tunisien de la Compétitivité et des Etudes Quantitatives (Tunisie)
Institut Tunisien des Études Stratégiques (ITES) (Tunisie)
Laboratoire d’Economie des Transports (LET) (France)
Ministère de la Science, de l’Éducation et des Sports (République de Croatie)
Ministère des affaires étrangères et de l’intégration européenne (République de Croatie)
Observatoire Universitaire de la Réalité Socio-économique (Liban)
Projet « Mauritanie vision 2030 » (Mauritanie)
State Planning Organization (Turquie)
Université Mohammed V Rabat-Agdal (Maroc)
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Chef de projet au Centre d’Analyse Stratégique.
Elle a été analyste au Ministère de la défense sur les questions méditerranéennes.
Elle est l’auteur de:
Le partenariat euro-méditerranéen, la dynamique de l’intégration régionale (La Documentation française, 2000)
L’Etat et les ONG : pour un partenariat efficace (La Documentation française, 2002)
L’entreprise responsable (éditions du Félin, 2006).

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