La confiance dans l’informatisation de la société méditerranéenne
Pour développer les coopérations, les échanges, le commerce - en particulier le commerce électronique - entre les acteurs des rives de la Méditerranée, il faut garantir la sécurité des transactions, la confiance dans les échanges et le stockage des données électroniques. Les systèmes d’information partagés (stockage et échanges d’information, services à valeur ajoutée mutualisés à travers des outils de gestion commune), constituent donc un élément clé, à la fois, de la sécurité et de la confiance entre les acteurs de la région. Il s’agit d’identifier les pistes qui pourraient aider à la sécurité et à la confiance dans l’informatisation de la société méditerranéenne.
L’informatisation est l’équivalent de ce qu’a été l’industrialisation. C’est un processus historique qui se déroule sur longue période et qui vise le traitement automatique de tout type d’information.
A l’heure des économies dites de la connaissance ou de l’immatériel, les systèmes d’information sont un des facteurs du développement et de la compétitivité. Pour développer les coopérations, les échanges, le commerce - en particulier le commerce électronique - entre les acteurs des rives de la Méditerranée, il faut garantir la sécurité des transactions et la confiance dans les échanges et le stockage des données électroniques. Cela nécessite le développement de réseaux de communication à très haut débit, un partage des ressources électroniques sur le modèle du partage des capacités des réseaux électriques, et un co-développement en matière de téléservices, de formation et de... ![]()
L’informatisation est l’équivalent de ce qu’a été l’industrialisation. C’est un processus historique qui se déroule sur longue période et qui vise le traitement automatique de tout type d’information.
A l’heure des économies dites de la connaissance ou de l’immatériel, les systèmes d’information sont un des facteurs du développement et de la compétitivité. Pour développer les coopérations, les échanges, le commerce - en particulier le commerce électronique - entre les acteurs des rives de la Méditerranée, il faut garantir la sécurité des transactions et la confiance dans les échanges et le stockage des données électroniques. Cela nécessite le développement de réseaux de communication à très haut débit, un partage des ressources électroniques sur le modèle du partage des capacités des réseaux électriques, et un co-développement en matière de téléservices, de formation et de recherche. Les systèmes d’information partagés (stockage et échanges d’information, services à valeur ajoutée mutualisés à travers des outils de gestion commune), constituent donc un élément clé, à la fois, de la sécurité et de la confiance entre les acteurs de la région.
L’objectif de l’étude lancé en 2010 par IPEMED est d’identifier les pistes qui pourraient aider à la sécurité et à la confiance dans l’informatisation de la société méditerranéenne. Les pays prioritaires d’étude sont, au sein de l’Union européenne, la France, l’Italie et l’Espagne et, dans les pays méditerranéens, l’Égypte, la Turquie et les pays du Maghreb.
Pour mener à bien cette réflexion, un groupe de travail d’une dizaine d’experts du secteur des TIC, paritaire entre Nord et Sud de la Méditerranée, a été constitué. Il s’agira, pour eux, de valider les pistes de travail identifiées, d’en préciser la faisabilité et d’identifier toute autre piste aidant à la sécurité et à la confiance partagée dans les systèmes d’information euro-méditerranéens. Il ne s’agit pas de construire des normes, labels et outils en les restreignant à la Méditerranée, car les TIC sont par nature universelles et leurs réseaux globaux. Il s’agit de mettre sur pied une collaboration qui contribuera à accélérer l’entrée des acteurs de la région dans la révolution des échanges numériques.
Ont fait partie du groupe de travail les acteurs et experts méditerranéens suivants :
Pierre BECKOUCHE, Conseiller Scientifique, IPEMED
Vincent BEILLEVAIRE, Délégué Général d’UNIT, Centre de recherche de Royallieu
Bouchra BOULOUIZ, Chercheur et Présidente du Forum des communications au Maroc FORCOM
Emmanuele CARBONI, Vice-président, Telecom Italia
Laurent GILLE, Professeur ENST Paris
Wahiba HAMMAOUI, Doctorante Télécom Paris Tech
Alain KAVENOKY, Ingénieur général des Ponts et Chaussées Honoraire, Directeur scientifique d'UNIT
Nassim KERDJOUDJ, Directeur général, Net Skills
Yamina MATHLOUTHI, Chargée de recherche, IRMC
Alessandra MERCANTI, Telecom Italia
Pierre MUSSO, Professeur Université Rennes et Télécom Paris Tech
Laurent PONTHOU, Orange Program Manager AMEA Technocentre Cluster Voice & AMEA Group Marketing Innovation
Giuseppe RICHERI, Professeur des Universités en information et communication, Facoltà di Scienze della comunicazione, Italie
Gilbert TOUZOT, Président d'UNIT - Université Numérique nationale Ingénierie et Technologie
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La confiance est un facteur accélérateur des relations et des échanges. Renforcer la confiance entre les hommes, les peuples et les nations, semble donc nécessaire au développement des communautés qui les rassemblent. La communauté méditerranéenne connaît certaines formes de confiance, mais elle est néanmoins traversée par des fractures de méfiance récurrentes. Comment l'avènement d'une société et d'une économie numérique, c'est-à-dire d'une société et d'une économie où les relations et les échanges s'opèrent ou à travers des réseaux technologiques virtuels, peut-il modifier la nature, la force et l'ampleur de la confiance qui y règne ?
Les principaux constats de ce rapport sont de deux sortes :
- Le numérique, en opacifiant des relations ou échanges, peut réduire de la méfiance, mais il peut aussi en induire en étant associé à de mauvaises prestations, ou à des politiques... ![]()
La confiance est un facteur accélérateur des relations et des échanges. Renforcer la confiance entre les hommes, les peuples et les nations, semble donc nécessaire au développement des communautés qui les rassemblent. La communauté méditerranéenne connaît certaines formes de confiance, mais elle est néanmoins traversée par des fractures de méfiance récurrentes. Comment l'avènement d'une société et d'une économie numérique, c'est-à-dire d'une société et d'une économie où les relations et les échanges s'opèrent ou à travers des réseaux technologiques virtuels, peut-il modifier la nature, la force et l'ampleur de la confiance qui y règne ?
Les principaux constats de ce rapport sont de deux sortes :
- Le numérique, en opacifiant des relations ou échanges, peut réduire de la méfiance, mais il peut aussi en induire en étant associé à de mauvaises prestations, ou à des politiques coercitives.
- Le numérique modifie en profondeur l'écosystème relationnel: plus qu'un média relationnel, il peut être le vecteur d'un espace informationnel commun.
A ce titre, la diffusion du numérique n'est pas juste une question d'appropriation technologique. Le numérique nécessite une véritable stratégie et une gouvernance appropriée pour le mettre au service du développement national, régional et méditerranéen.
Le numérique est trop important pour en laisser la conduite stratégique et la gouvernance au seul niveau national. L'Europe l'a bien compris et a placé la société de l'information comme pivot d'une véritable politique communautaire au service de la croissance économique, de la formation d'un marché unique et de l'avènement d'une « société de la connaissance ». Le numérique peut ainsi favoriser la construction de cet espace commun qui fera peu à peu communauté si sa bonne gouvernance y conduit. Cet enjeu majeur, en termes de stratégie et de gouvernance, nous le retrouvons bien entendu au niveau méditerranéen. D'où la proposition de créer un espace commun numérique méditerranéen qui soit catalyseur de confiance entre les hommes, les peuples et les Etats qui bordent ce « continent liquide ».
Le groupe de travail propose cinq axes stratégiques de recommandations pour des politiques publiques méditerranéennes, nationales et supranationales, en matière de TIC. Le premier d’entre eux est essentiel, car il conditionne l’ensemble de la démarche :
- Le développement d’une Méditerranée numérique. Ce qui implique la mise en place d’un cloud (computing) qui définit un espace « .med », d’une charte d’usage et de référence et un label méditerranéen en matière de TIC favorisant une harmonisation des pratiques ainsi que la mise en place d’une réflexion sur les politiques à conduire en matière de protection de la propriété intellectuelle, de la vie privée et de la souveraineté.
- La création d’un fonds MEDTIC (partenariat public/privé) qui financerait toutes les Start up labélisées « .med », ainsi que des plateformes d’échanges.
- Soutenir une politique industrielle euromed en matière de contenus et, dans ce cadre, lancer des projets de contenus structurant de type numérisation du patrimoine culturel méditerranéen ou une Web TV de la Méditerranée.
- Promouvoir la recherche et la formation, axes essentiels d’une politique méditerranéenne. Il s’agirait de former prioritairement les plus jeunes, mais aussi les formateurs, les élus et les dirigeants économiques. Il s’agirait également d’encourager la réalisation d’activités de recherche notamment dans les domaines des énergies renouvelables, du paiement électronique et de la sécurisation des réseaux. On pourrait, dans ce cadre, favoriser la création d’un réseau de technopôles de recherche, innovation et développement, d’un observatoire méditerranéen de l’immatériel et des données et d’une université Méditerranéenne, virtuelle et en réseau.
- Célébrer la Méditerranée numérique par un évènement annuel, culturel, scientifique et pédagogique. Cet événement fondateur autour des TIC en Méditerranée permettrait de fédérer la société numérique méditerranéenne et serait l’occasion d’innovations, de découvertes de talents (de type foire, festival, concours …).
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Septembre 2010 : Composition du groupe de travail TIC
Octobre 2010 : Réunion de lancement du groupe de travail à Paris.
Novembre 2011 : Réunion du groupe de travail : réflexion autour de la question de confiance.
Janvier 2011 : Réunion du groupe de travail : plan du rapport et approfondissements sectoriels.
Mars 2011 : Réunion du groupe de travail à Istanbul.
Avril 2011 : Réunion du groupe de travail
Juin 2011 : Rapport final
Juillet 2011 : Présentation des travaux lors du petit déjeuner d’IPEMED
Novembre 2011 : Publication du rapport « La confiance dans la Société numérique méditerranéenne ».
Septembre 2010 : Composition du groupe de travail TIC
Octobre 2010 : Réunion de lancement du groupe de travail à Paris.
Novembre 2011 : Réunion du groupe de travail : réflexion autour de la question de confiance.
Janvier 2011 : Réunion du groupe de travail : plan du rapport et approfondissements sectoriels.
Mars 2011 : Réunion du groupe de travail à Istanbul.
Avril 2011 : Réunion du groupe de travail
Juin 2011 : Rapport final
Juillet 2011 : Présentation des travaux lors du petit déjeuner d’IPEMED
Novembre 2011 : Publication du rapport « La confiance dans la Société numérique méditerranéenne ».
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Professeur Université Rennes et Télécom Paris Tech
Philosophe de formation, docteur en sciences politiques, professeur en Sciences de l'information et de la communication à Télécom ParisTech, ainsi qu'à l'université de Rennes II, et chercheur au LTCI, au LAS Université de Rennes 2 et associé au LIRE -ISH Université de Lyon II.
Il est titulaire de la chaire d'enseignement et de recherche "Modélisations des imaginaires, innovation et création", lancée en octobre 2010, portée par Télécom Paris-Tech et l'Université de Rennes 2
Professeur ENST Paris
Laurent Gille enseigne l'économie à Télécom ParisTech.
Ses travaux concernent principalement l'économie et la régulation des réseaux de télécommunications, spécialement dans les pays en développement, et les modèles d'affaires innovants de l'économie numérique.
Doctorante Télécom Paris Tech

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