Comment concurrencer les Chinois en Afrique ?

Humeur n°205 -
Mardi 22 Mai 2018 - Jean-Louis Guigou

Les chinois sont très présents en Afrique :

Depuis les années 2000, ils sont les premiers investisseurs et les premiers clients au Sud.

Leurs réputations sont bien établies :

  • D’un côté, ils sont rapides et efficaces dans l’exécution des chantiers. Les financements sont simultanés ;
  • D’un autre côté, les Chinois ont eux aussi leur talon d’Achille :
    • Non seulement, la qualité des prestations est parfois contestable
    • Mais, surtout la corruption, répandue en Chine, a été exportée en Afrique comme l’atteste l’affaire Nuctech de 2009.

 Comment donc, la France et les Européens peuvent-ils concurrencer les Chinois ?

Notre offre doit être plus riche et diversifiée avec notamment toute la gamme des actions qui composent la « responsabilité économique, sociale et environnementale » (RESE) des entreprises.

Se limiter au court terme, à des transitions purement économiques nous mettraient en situation d’infériorité par rapport à l’offre chinoise.

Notre valeur ajoutée doit donc inclure :

  • Les formations et la mobilité du personnel ;
  • Le transfert de technologie et la recherche sur place ;
  • Les mesures environnementales pour la réduction de l’émission de gaz à effet de serre ;
  • L’accueil des étudiants étrangers et la fourniture de stages ;
  • Le regroupement des Entreprises en clusters pour promouvoir la production collective d’économies externes ;
  • La production et le respect des normes ;
  • La promotion de l’éthique weberienne ;
  • Etc…

 

L’approche sociale et environnementale (RESE) qui apparaît parfois comme une contrainte imposée aux entreprises françaises et européennes, constitue très certainement la valeur ajoutée qui permettra aux Européens de conserver des projets en Afrique face aux Chinois.

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